C’est une blonde

Publié dans Réflexions diverses avec des tags, , le mai 31, 2008 par Mikaël

C’est une blonde. Elle est longiligne, racée, aux proportions parfaites. Je connais bien son odeur et ses formes, elle m’ont souvent fait tourner la tête, offert des moments de bonheur, parfois de lassitude.

Avec elle, je ris, je peux parler, je me sens fort. Avec elle, je peux rester seul ou en public. Elle n’est pas jalouse. Mais c’est normal, on se connait depuis des années, on a voyagé ensemble, vu les plus beaux paysages. Nous avons fait toutes les fêtes ensemble depuis quelques temps. Les plus grosses boites d’Europe, comme tous les anniversaires, mariages, pendaisons de crémaillères, et j’en passe.

Ce matin, nous ne nous parlons plus. Ce fut un commun accord. Elle me faisait du mal, moi aussi je lui en faisais. C’est donc fait.

Hier encore, j’étais avec elle. Mes lèvres se sont approchées d’elle, sûr et confiant. Nous savions tous les deux que nous n’avions pas beaucoup de temps à passer ensemble. Alors je l’ai enserrée charnellement lippe contre filtre, puis notre ami commun le briquet est venu l’allumer.

Une fumée sensuelle et dansante, éphémère et impalpable s’élève de ma blonde en même temps que crépitent timidement les feuilles de tabac chauffées à blanc. L’autre partie de la fumée traverse la cigarette jusqu’à atteindre ma bouche puis ma trachée. J’inspire un grand coup et c’est parti. Des millions de particules s’élancent -propulsées par l’appel d’air créé dans mes poumons- vers mes bronches, bronchioles et alvéoles, filant et virevoltant dans cet espace confiné.

Elles savent toutes ces particules qu’elles n’ont que quelques dizièmes de seconde pour trouver un abri au chaud, sinon c’est retour dehors, le terrible monde de dehors. Elles se dépêchent, s’agitent, virevoltent, laissent leurs amies derrières elles. Puis … Ouf, j’expire, tant pis pour les dernières.

Et ainsi de suite, nous échangeons cigarette et moi de la salive, de l’air, des gaz, mais elle me donne surtout un grand moment de satisfaction. Comment peut-elle être si bonne avec moi ? Contre quoi en retour ? Etre confinée à la poche arrière de mon jean, écrasée sous mon postérieur, offerte à qui la demande ?

Non. La situation n’était vraiment plus durable. Elle m’a aussi caché d’autres choses, mais je ne préfère pas m’étaler sur ça. Il n’est vraiment d’aucune noblesse de critiquer quelqu’un avec qui on a passé autant de jours et de nuits.

C’est donc fini petite cigarette. Je sais qu’un jour tu essaieras de revenir, de me séduire. Ta fumée viendra titiller mes narines, ton élégance me fera envier ceux que tu fréquentes chaque jour et ton universalité m’obligera à te cotoyer encore longtemps et partout.

Sans rancune.

Un ancien fumeur.

A découvrir : ASA - Jailer. Exaltant.

Publié dans Musique le mai 22, 2008 par Mikaël

ASA (prononcez Asha) est Nigériane et je n’en sais pas beaucoup plus sur elle mais sa chanson Jailer est un petit bijou à côté duquel il est difficile de passer sans être ébloui.

Je vous laisse en sa compagnie …

free music

Ecouter ASA - Jailer

De la générosité gratuite

Publié dans Réflexions diverses le mai 21, 2008 par Mikaël

Fait assez étonnant dont je me veux le rapporteur aujourd’hui.

Je suis en voiture, roulant sur les extérieurs. Je reviens de l’hôpital où j’ai eu une matinée fatigante. Les extérieurs parisiens, une si belle invention qui nous permet de faire le tour de Paris, à la prodigieuse vitesse de … 50 km/h. Pour ceux qui n’auraient jamais emprunté cette artère caillotée, sachez qu’il est extrêmement difficile de respecter cette limitation, vu qu’il n’y a aucun piéton qui traverse, que la plupart des gens roulent à 70km/h et qu’une magnifique ligne droite s’offre à nous pendant plusieurs kilomètres.

Comme à ma -mauvaise- habitude, je roule au delà de la limitation de vitesse. Mais parmi les voitures qui arrivent en face de moi, certaines me font des appels de phares. C’est alors qu’on se demande pourquoi toutes ces voitures m’illuminent de leurs feux ? Ce blog est-il si populaire que j’en suis devenu une star offline ? Mes feux sont-ils cassés ? Ai-je un ragondin mort qui traine à ma voiture ?

Quoiqu’il en soit, ce qui doit être un réflexe archaïque d’homo sapiens vehiculus, me fait ralentir jusqu’à atteindre la vitesse de la raison. C’est alors que j’aperçois de charmants officiers de police postés sur le bord de la route, semblant prendre des photos de vacances - ou alors selon l’humeur - flasher les véhicules récalcitrant à respecter la vitesse de 13,89 mètres par seconde.

Quel étonnement ! Ces véhicules qui m’appelaient de leurs phares étaient en train de m’alerter sur un danger à l’approche, celui de me faire flasher, perdre des points et prendre une amende rondelette. Quel altruisme !

Ce qui m’étonne alors tout de suite est de justement m’étonner de ce fait : ne peut-on pas tout simplement être gratuitement généreux ? L’Homme est-il si mauvais que disent les journaux télévisés ? Sommes-nous des angoissés de la nature humaine ?

La réponse est peut-être dans une méfiance, non pas entre Humains, mais orientée vers l’Autorité représentée par la Police (en omettant que ce sont eux aussi des Humains). Un peu comme des frères et soeurs pourraient se protéger mutuellement de l’Autorité parentale et se serrer les coudes pour cacher un secret ou la dernière bétise du petit frère…

Je n’ai pas poussé la réflexion plus loin, par peur qu’une nouvelle loi interdisant la méditation au volant fasse son apparition dans les prochaines semaines.

La seule bonne réponse est donc MERCI pour le moment.

Le doute 2.0

Publié dans Réflexions diverses le mai 18, 2008 par Mikaël

Dans le dernier Technikart du mois de Mai, un débat capital est lancé entre Andrew Keen, journaliste anglais, engagé dans la lutte contre le culte de l’anonymat sur Internet, et Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialiste de la propriété intellectuelle et du net, journaliste, et fondateur de Betapolitique.fr.

Le premier attaque le web 2.0, comme une culture alternative, populaire, parfois fausse, sans autorité régulatrice et anonyme. Une culture (il parle ici de Wikipedia) qui donne plus de poids à Pamela Anderson qu’à Jeanne d’Arc, qui “fétichise” la gratuité, qui étouffe les médias traditionnels en étant en permanence critique de ces derniers et prône l’amateurisme.

Le second lui défend le web 2.0, comme un formidable moyen d’étendre la connaissance, de parler en liberté, et justement d’être critique sur l’information. En ayant à sa disposition une multiplicité de sources d’information, par opposition à la télévision d’autrefois, l’internaute peut former son opinion par comparaisons. Il n’est plus contraint à la confiance dans les médias. Il peut même devenir le média.

Le web : une information non contrôlée

Je me trouve moi-même à la croisée de ces 2 chemins : le web d’un côté et les médias traditionnels de l’autre, représentés dans mon cas par la presse écrite. Je suis à la fois un fervent utilisateur de Wikipedia, mais également un lecteur assidu de Challenges. Un blogovore carnassier et un magazinophile invétéré.

Il n’existe pas de schisme entre le web et les “médias traditionnels”. Il existe au contraire une continuité qui les unit. Les deux s’inspirent l’un de l’autre et parlent l’un de l’autre. La différence entre les deux est liée à l’anonymat que l’on peut avoir sur Internet. On ne signe pas forcément ses articles. Il n’existe pas d’auto-censure comme un chef de la rédaction peut l’opérer avant la publication d’un titre de presse.

Il existe donc beaucoup de faux sur Internet, servis par des intérêts privés ou idéologiques. Des informations erronées, déformées qui désinforment et malinforment. Mais l’expérience me fait dire que pour 1 information fausse sur Internet, 10 voix s’élèvent sur les sites internet, les blogs, les forums … Le net ne s’auto-censure pas. Le net s’auto-critique. Toute l’information est visible. Qu’elle soit vraie ou fausse. Il n’existe pas de contrôle mais une très nette tendance à la critique.

Et la culture ?

Ici, je ne considère pas que la question qui titre cette article en soit même une. La culture n’est pas une entité figée, construite hors-ligne et qui doit être protégée dans un cocon tissé par l’intelligencia. La culture est expansive, explosive, anarchique, illimitée et se renouvelle sans cesse. Internet constitue au contraire un vecteur formidable pour la culture. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les Hommes sont connectés entre eux, peuvent s’échanger des informations et de la culture au delà des frontières géographiques, sociales, raciales et d’âge.

Le doute 2.0

Censurer les acteurs du web 2.0 comme le propose A. Keen, est une régression intellectuelle. C’est prendre les internautes pour des décérébrés incapables de faire la part des choses.

Certes, on est souvent amenés à lire des infos erronées et Internet est le 1er vecteur de Hoax. Mais les affabulateurs qui sévissent sur le web sont avant tout des personnes physiques, qui ne se privent pas pour colporter leurs mensonges hors ligne. Et ici, il n’y a pas de moyen de vérifier l’info.

Pire : imaginez que le présentateur du 20h de TF1 nous présente une information fausse. Ce sont des millions de personnes qui la prendront pour telle. Et les démentis des autres chaînes ne rattraperont jamais totalement l’erreur commise.

En revanche Internet est par essence “douteux”. Aucune information non certifiée n’est vraie a priori. Internet n’est pas la “voix de la France” contrairement à ce qu’a pu l’être la TV à une époque. Et ce serait illusoire de croire que ces Internautes décérébrés ne sont pas au fait du “doute 2.0″. Certes on peut être trompé, abusé, phishé. Mais en faisant une petite recherche sur Google, on retrouve souvent rapidement la vérité.

Le web 2.0 présente une expansion non contrôlable car chacun a son mot à dire. Essayer de l’enrayer, c’est affirmer que la voix du peuple est indigne d’expression publique, reléguable aux oubliettes de la prison des idées.

Ne me croyez pas sur parole,

je pourrais être la voix d’une opinion engagée, payé par les services secrets chinois pour colporter des rumeurs fausses. Ce n’est pas le cas. Rassurez vous.

“Faut pas croire ce que disent les journaux” chantaient Balavoine, preuve que ce doute s’exprime dans la rengaine populaire.

En d’autres termes, Internet est comme tout média, sujet à des critiques et de la désinformation. Il ne faut pas le placer sur un pied d’Estale ni le jeter aux lions. Il doit faire partie des nombreux stimuli qui nourrissent notre opinion. Ne jamais être pris comme tel, mais je pense ne rien vous apprendre à ce sujet. Un esprit éclairé l’est par plusieurs projecteurs, et pas une seule source.

A lire sur lekiosque.fr : Technikart du mois de mai 2008

“L’astrologie, non c’est des conneries …

Publié dans Réflexions diverses le mai 17, 2008 par Mikaël

… J’y crois pas. N’importe qui pourrait se retrouver dans n’importe lequel des horoscopes des journaux. Car ce ne sont que des traits communs à l’ensemble de la population, des affirmations vagues ou qui font plaisir.” Voici les mots qui sont sortis de ma bouche quand on m’a montré le livre Connaissez-vous par votre signe astral.

En plus avec un titre aussi racoleur que celui ci, la pilule avait du mal à passer. Je ne ME connais pas assez bien mais heureusement, un auteur inspiré va me le dire car il connait ma date de naissance. Bien entendu MA personnalité est déterminée par l’alignement des planètes. Sans aucun doute, MON physique est commun à tous mes “co-signaires”. Tout ceci est parfaitement rationnel.

Et puis, mes amis commencent à lire le profil de chacun. Par endroits, il en ressort un certain flou, caractéristique d’une lecture à froid de la personnalité (cold-reading) : “Vous n’aimez pas être contrarié(e)”, “Vous aimez bien avoir raison”, “Les taureaux ont leur point faible dans leur gorge. Dans l’enfance vous avez eu des problèmes de gorge comme des angines.” Ce dernier était assez fort je trouve. Il y’a comme dénominateur commun à toutes ces affirmations une banalité profonde. Qui aime être contrarié ? Qui n’aime pas avoir raison ? Qui n’a jamais eu d’angine dans l’enfance ?

En revanche, certains passages entrent plus dans les détails en spécifiant certains traits de caractères plus précis. Rapport à l’argent, au travail, aux hommes, aux femmes, au temps, … La définition de la personnalité perd alors son caractère universel. Nous n’avons pas tous le même rapport à l’argent. Certains sont avares, d’autres généreux, d’autres comptables, d’autres dépensiers … Et là ça devient intéressant.

Pour chacune des 5 personnes présentes, j’ai du entendre 75% de banalités, certes bien tournées de telle sorte qu’on ait envie de s’y identifier, mais des banalités. Et 25% de traits de caractères spécifiques qui parfois correspondaient avec une telle précision que nous étions morts de rire, sans doute un rire pour chasser la peur qu’a fait naître en nous cette mystique.

Si on m’avait dit que j’étais “minutieux, comptable, ne supportant pas le désordre” je n’aurais jamais pu m’identifier à ce profil psy. Et tant mieux car ce n’était pas mon signe ! Il y’a donc une partie des profils astraux de ce livre qui est si précise qu’elle est discriminante pour ceux qui ne s’y reconnaissent pas. Soit c’est vrai, soit t’y crois pas.

Mais alors comment l’astrologie explique-t’elle ceci ? Pourquoi les balances ascendant balance sont ils si préoccupés par l’esthétique ? Pourquoi les vierges ont il un rapport si matériel aux choses ? La date et l’heure de naissance auraient-elle un rôle à jouer dans notre développement cognitif ?

On peut supposer que la 1ère image que voit un enfant est déterminante, marquante, et définissant un
prisme à travers lequel il regardera la nature et les gens au cours de sa vie. Or cette image est composée des personnes présentes, de leur regard, du décor mais aussi de la saison, et de l’heure qu’il est. D’une façon tout à fait juste, on peut dire que la plupart des gens nés sous le signe du lion (juillet-aout) à 17h sont nés à un moment ensoleillé, tandis que les fils du Capricorne impulsés à la vie par leur mère à 22h (décembre-janv) sont nés dans des conditions plus sombres et froides. Leur première image est donc à la fois commune à nombre de leur “co-signaires” mais également tout à fait différente des autres qui ne partagent pas leur signe.

Il est pourtant difficile de croire que toute sa vie, le Capricorne manque d’extraversion parce qu’il est né par -5°C et parce qu’il faisait nuit. Non, les Capricornes de ne sont pas chauve-souris ! Quelle est alors la part de la psychanalyse, celle de la biologie, de l’environnement social ?

En lisant ce livre, je sais donc moins de choses que je n’en savais au début. J’étais persuadé que l’astrologie était basée sur l’escroquerie, la duperie, et la manipulation grâce à une certaine connaissance de la nature humaine. Je crois aujourd’hui qu’il y’a certaines choses vraies que la “psychologie commune” à tous les hommes ne peut expliquer (le fameux “tu n’aimes pas être contrarié”) et qui se retrouvent dans l’astrologie, sans pour autant savoir d’où cela peut venir.

L’astrologie est donc une mystique obscure, qui préfère la plupart du temps suggérer qu’affirmer, qui ne se mouille pas, et qui peut - dans des moments de faiblesse - avoir une forte influence sur certains. Je la prendrai donc avec des pincettes, non pas parce qu’elle a toujours tort ou se moque de nous, mais parce que justement elle a parfois raison. Parfois raison, et pas toujours : ce n’est pas une science, ni une philosophie.

Elle n’est qu’un sujet de discussion finalement.

Veuillez laisser ces toilettes propres

Publié dans Fun le mai 15, 2008 par Mikaël

Toilettes d’un restaurant près de chez moi

Un chien dans une poussette …

Publié dans Fun, Réflexions diverses le mai 14, 2008 par Mikaël

Je viens de voir passer dans la rue une femme poussant une poussette pour chiens. C’était la 1ère fois que j’avais affaire à ce genre de transports -hors du- commun. 1ère réaction : lol. Oui un vrai “lol” mental, comme si cette image était destinée à être blogguée aujourd’hui !
Depuis quand ce sont les humains qui poussent les animaux et non l’inverse ?
Car le comble du chic n’est plus d’avoir un chauffeur, ou un conducteur de pousse-pousse mais bien de pousser soi-même son chien.

Les chiens sont devenus aujourd’hui le représentant d’une certaine élégance, mais également d’un décalage par rapport à la société. Longtemps, les représentantes de la gente féminine possédant un nombre de chats supérieur à la norme (définie par les non-possesseurs semble-t’il) étaient considérées comme des “vieilles filles”, terme scandaleux mais ayant l’avantage de témoigner d’une tendance dénigrée de tout temps : l’infertilité féminine, qu’elle soit médicale, sociale ou simplement morale.

Aujourd’hui, pousser un chien dans une poussette, c’est en quelque sorte dire NON à cette morale réactionnaire et quelque peu misogyne. C’est affirmer la possibilité qu’une femme peut se contenter d’un chien et ne pas vouloir procréer. Je suis pour l’enfantement et j’espère que les miens seront beaux et jouffus (i.e. moches comme tous les nouveaux-nés), je suis contre l’interdiction morale de notre société du non respect de la norme démographique. 1 femme >= 2 enfants pour atteindre le seuil de renouvellement de l’espèce. Isn’t it ?
Alors mesdemoiselles, mesdames qui me lisez. Vous qui ne voulez pas avoir d’enfants ou faites semblant pour le moment parce que votre copain n’est pas le bon ou que vous devez encore attendre votre promotion au titre de responsable-dun-truc-super-important-dans-une-super-grosse-company, ou encore parce que votre karma n’est pas encore à son max, poussez un chien.

Prenez votre courage à 2 mains et votre cabots sur 4 roues et roulez jeunesse !

Playlist à l’ancienne à écouter : Louise Attaque , -M-

Publié dans Musique le mai 14, 2008 par Mikaël
free music

Dispo à cette adresse : http://www.deezer.com/#music/playlist/8328467/173427 si le player ne marche pas chez vous.

Voici une petite playlist (8 tracks) de ma composition qui vous fera sans doute dancer devant vos écrans.

Louise Attaque : Ton invitation, Je t’emmène au vent, Léa, Les nuits parisiennes
-M- (Mathieu Chedid) : Machistador, Le soldat rose, Mama Sam, Le complexe du Corn-flakes

Le rock français a une certaine touch’ incomparable. I like that.

Nourrissez Paris Hilton

Publié dans Fun le mai 14, 2008 par Mikaël

Waou ! Déjà presque 10.000 personnes à avoir installé le Paris Hilton game sur facebook.

10.000 personnes qui trouvent ça drôle de transformer une anorexique en obèse.

Alors j’ai essayé … et … ça aurait pu être mieux fait mais c’est fun.

On peut même la liposucer quand elle devient trop grosse et Hop

On peut aussi jouer au jeu pour rendre Paris juste un poil plus ronde, ce qui la rendrait encore plus hot.

Non au diktat de la beauté à moins de 50 kilogrammes, oui aux galbes voluptueux hérités de Venus

De ma vie privée à mon profil public Facebook

Publié dans Réflexions diverses avec des tags, , le mai 14, 2008 par Mikaël

Mao by Andy Warhol

Cette question, nous nous la posons tous : qu’en est-il de ma vie privée sur Facebook ?

Pourtant, quand j’ajoute mes photos de vacances sur mon profil, cette question semble être habilement éludée. Elle se range dans une partie profonde de ma conscience, et la seule question qui me vient à l’esprit est alors : quel nom je prends pour mon groupe ? Fun ou descriptif ?

Par quel tour de passe-passe Zuckerberg & co peuvent-ils nous faire “cracher” autant d’informations sur notre vie privée, nos contacts, where i’ve been, etc … ?
Qu’est-ce qui pousse tout un chacun à s’exposer publiquement, sans contrepartie ?

Tous les jours, j’entends des gens se plaindre de l’exposition de leur vie privée au grand jour. People, amis, honnêtes citoyens ayant peur des caméras et des satellites espions de la NASA …
La solution ? Rester enfermé chez soi, ne pas avoir d’accès internet, ne pas regarder la TV de peur qu’elle soit un témoin médiamétrie, acheter ses aliments directement chez un fermier pour ne pas devenir un ticket de caisse analysé par des super-calculateurs et des marketeurs chevronnés ?

Non. Bien entendu. Ou alors, retourner à l’époque moyen-âgeuse, que certains de mes amis regrettent…

La civilisation évolue. Warhol avait tort ! Nous n’aurons pas tous le droit à notre quart d’heure de célébrité. Nous aurons le droit à notre quart d’heure de TRANQUILITE, du moins si vous êtes chanceux. La célébrité est devenue une notion froide, vide de sens, presque abstraite dans le contexte que nous vivons actuellement. La TV-realité créé une centaine de célébrités par an, les majors de la musique, encore plus, les compagnies de cinéma cherchent des têtes fraiches et recrutent à tour de bras, notre bouquet TV national se compose maintenant d’une vingtaine de chaines et donc forcément, 3 fois plus de personnes “célèbres” que nous n’en connaissions jusqu’aujourd’hui, et 10 fois plus que vous ou vos parents en avez connus il y’a une trentaine d’années.

Ne rêvez donc pas, vous n’êtes pas à l’abri du monde. Et le monde n’est pas à l’abri de vous connaître non plus ! Un petit test ? Googleisez vous ! Vous avez grosso modo 1 chance sur 2 de retrouver votre nom accompagné de quelques détails croustillants ;)

Les Lumières nous ont apporté le monde des idées, les medias nous ouvrent le monde … des gens. Et ce n’est pas forcément une mauvaise chose. La connaissance de l’autre est le 1er pas vers son acceptation.

Chers lecteurs, publiez donc, affichez-vous, montrez vos attributs et apparats, magnifiez vous, glorifiez vous, car c’est VOUS et vous seuls qui contrôlez votre image sur internet. N’ayez pas peur du respect de votre vie privée, modelez la à votre manière. Communiquez !